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Aghrib - Destruction des forêts
Aghrib - Destruction des forêts

Le fléau de l'abattage des arbres dans la forêt de la localité d'Aghribs prend une gravité particulière ces dix dernières années.

Entraînant une réduction du couvert végétal dans cette région, les partisans de la protection de l'environnement tirent la sonnette d'alarme pour que les pouvoirs publics interviennent en toute urgence afin de sauver ce qui reste du patrimoine forestier. Tamgout et Aït Laddeur (Bouhlalou), les deux forêts qui font la fierté des montagnards de cette région, subissent aujourd'hui une dégradation sans précédent. L'exploitation clandestine, la recrudescence des incendies et les décharges illicites causent la décroissance et la disparition des espèces végétale et animales. En plus de l'appauvrissement de la diversité biologique que cela engendre, cette destruction agit négativement sur l'économie, sachant que ces forêts représentent l'une des richesses de la région. Le phénomène qui devient inquiétant est celui des incendies à répétition, « une pratique qu'utilisent les exploitants clandestins du bois de chauffage », signale un garde forestier interrogé à ce sujet. Le massif d'Aït Laddeur qui a une superficie de 335 ha, composée essentiellement d'un taillis de chêne-liège résultant d'un incendie de forêt, offre aujourd'hui un spectacle désolant. On perçoit également une décharge illicite, où des tonnes de déchets sont déposés aux abords de la RN 71 reliant Aghribs à Azazga. Malgré les réclamations des villageois auprès des collectivités locales et les services de la wilaya, « la situation n'a pas changé et les déchets gagnent encore plus d'espace dans la forêt », selon les propos d'un citoyen. La forêt de Tamgout, (3388 ha) connaît elle aussi un abattage sauvage des arbres. Des centaines d'arbres sont coupés et vendus quotidiennement, essentiellement du chêne-zeen ou du chêne-liège, selon le choix du client. « La déforestation fait vivre certains, mais les conséquences sont dramatiques, dénonce-t-on. Autrefois, on accède jamais dans les forêts par crainte de se perdre, mais avec cette déforestation sauvage, on craint qu'il ne restera guère d'endroit inacessible », nous dit un vieux berger qui semble bien connaître Tamgout.

Idir Tazerout d'El Watan
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Posté par Idir Tazerout d'El Watan le 17/02/2007 à 15:28:24 (id:72137)
Les jeunes vivotent à Azazga - Peu de perspectives à l’horizon...
Les jeunes viVotent à Azazga

Peu de perspectives à l'horizon

Le chef-lieu de Azazga a connu un important essor urbanistique ces dernières années. Plus de 800 logements, lancés sur différents programmes en 2001 et en 2002, sont en cours de finition.
A leur livraison, la pression sur le logement sera quelque peu atténuée. Cependant, les équipements collectifs n'accompagnent pas cet élan de la promotion immobilière.

Les structures d'accompagnement sont quasiment oubliées dans les plans de développement de cet important pôle urbain. On serait même porté à croire que les autorités perdent le sens des priorités et que l'avenir est appréhendé du mauvais côté. Rien d'officiel n'a été annoncé pour le secteur de la jeunesse et des sports ou de la formation professionnelle.

Par contre, on prend les devants dans d'autres secteurs. Il y a deux semaines, l'on a appris, lors d'un point de presse tenu à la cour de Tizi Ouzou, que la ville de Azazga sera dotée d'une nouvelle prison de 300 places ainsi que d'un nouveau tribunal. Des besoins qui se font sentir à ce registre, puisque les structures actuelles sont dépassées en termes de capacité d'accueil. Le choix des terrains d'assiette a été fait récemment. La nouvelle prison sera implantée près de l'ex-ENEL (électro-industries). Le terrain était anciennement agricole (situé près de l'Oued Sebaou) mais cette question ne s'est pas posée lors de l'industrialisation du site dans les années 1970. Le vignoble avait été détruit pour implanter l'usine de fabrication des transformateurs. Quant au projet du nouveau tribunal, il a été affecté tout bonnement à l'intérieur de l'enceinte sportive rattachée au lycée Chihani Bachir. Le tribunal sera bâti sur le terrain de handball et une pancarte annonçant le projet a déjà été plantée. Le futur palais de la justice sera situé entre le gymnase du lycée et la sûreté de daïra. Dans deux ou trois années, le problème d'espace ne se posera plus dans le fonctionnement de l'appareil judiciaire.

Mais qu'en est-il des autres secteurs qui intéressent le plus grand nombre de jeunes ? structures désaffectées Nous nous sommes rendus à la maison de jeunes Mazri Mohand, au chef-lieu de daïra. Camp militaire dans les années 1950, la structure est aujourd'hui réformée et les travaux de réfection sont en conséquence interdits. Complètement délabrée, la maison de jeunes abrite tout de même de nombreuses sections d'adhérents répartis sur plusieurs activités. Les jeunes vont-ils quitter un jour cet ancien camp de soldats, en ruine, pour déployer leur énergie dans des structures modernes et équipées ? L'on parle d'une nouvelle maison de jeunes pour Azazga depuis une vingtaine d'années sans qu'un projet soit concrètement inscrit et lancé. Il est clair aujourd'hui que le secteur de la jeunesse n'est pas le principal souci des autorités. Devant la défaillance de l'administration centrale et l'assèchement des ressources gouvernementales, l'assemblée populaire communale avait délibéré en 1997 pour le projet de construction d'un centre culturel. Le choix de la commune d'inscrire la réalisation de ce centre dans le programme communal de développement était un véritable saut dans l'inconnu.
Projets à l'arrêt :
Aujourd'hui huit ans après le lancement des travaux, le chantier à l'arrêt est au milieu du gué. Il est à l'abandon depuis trois ans. Plus de trois milliards de centimes prélevés sur les budgets vitaux des PCD n'ont servi qu'à ériger les parois de l'infrastructure. Lors d'une récente visite de responsables de l'administration de wilaya, il est apparu que la finalisation du chantier demande 3,5 milliards de centimes, tandis que 1,5 milliard pour l'équipement du centre. Il n'est plus question, bien entendu, de puiser dans les PCD de la commune. Le site a été transféré au département de la culture qui se serait engagé à relancer les travaux et à gérer ultérieurement la structure. Le secteur de la formation professionnelle a subi encore plus de tourments. Le projet d'un CFPA, à deux kilomètres du chef-lieu, sur la RN 71, a été purement et simplement annulé quelques mois seulement après le lancement des travaux. Cela remonte à plus d'une quinzaine d'années. Quelques centaines de millions de centimes avaient été dépensés dans les terrassements et les fondations mais des difficultés dans les travaux liées à la nature du terrain ont donné un coup d'arrêt au chantier. Le surplace a duré des années, et le projet a fini par être annulé. Aujourd'hui, le terrain d'assiette sert d'un dépôt de sable à entrepreneur des travaux publics. Le centre de formation professionnelle existant actuellement à Azazga, près de la gare routière, accueille tant bien que mal de nombreuses sections d'apprentissage. Ce sont des ateliers qui étaient destinés initialement à être une tannerie dans les années 1970. La commune a pris l'initiative, avec l'aval de la formation professionnelle, de lancer trois sections d'apprentissage (maçonnerie, couture, tissage), au niveau de l'ancienne école primaire de Cheurfa. Mais les moyens de la commune restent limités et ne peuvent être d'un grand secours aux 32 000 habitants de la collectivité.

Les PCD de l'année en cours ne sont que de 2,1 milliards de centimes, essentiellement destinés à des opérations d'aménagement et de revêtement des pistes. Cela concernera 6 ou 7 villages. Au chapitre sectoriel, il est à noter un programme d'assainissement d'un montant de 35 milliards de centimes, mais cela ne touchera que la ville de Azazga. De nombreux quartiers dans les villages limitrophes sont oubliés lors des opérations d'assainissement et dorment encore sur d'innombrables fosses septiques. Ce sont les citoyens qui sont invités dans pareil cas à s'organiser pour mener les travaux d'assainissement en bénéficiant de l'aide de la commune, alors que les entreprises de réalisation existent suffisamment et l'Etat ne peut pas lésiner sur les budgets, vu les risques réels sur la santé publique.

Djaffar Tamani d'El Watan
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Posté par Djaffar Tamani El Watan le 17/02/2007 à 14:54:43 (id:72133)
La décharge publique d’Azazga, un fardeau ou une plaie… !?
“Nous ne pouvons plus tolérer que cette fumée toxique pénètre régulièrement à l'intérieur de nos maisons et empoisonne nos poumons et ceux de nos enfants”, lança ce père de famille, visiblement très angoissé par l'enfer qu'il vit avec sa famille.

La décharge publique d'Azazga située, sur la route de Thachroufth, représente un véritable danger public qui continue pourtant d'exister. En effet, cette décharge d'une superficie d'environ 1000 mètres carré est située à un km environ, du centre ville d'Azazga et à quelque 20 mètres seulement d'une zone d'habitation occupée par une dizaine de familles.

Ce qui constitue réellement un danger pour la santé des gens de cette zone et même pour l'ensemble de la population d'Azazga et de ses environs, ce sont les émanations de gaz, de vapeurs extrêmement nocives pour l'environnement et provenant de la combustion des différents déchets ménagers incinérés en plein air par les services de ramassage des ordures de la mairie d'Azazga.

“Nous ne pouvons plus tolérer que cette fumée toxique pénètre régulièrement l'intérieur de nos maisons et empoisonne nos poumons et ceux de nos enfants”, lança ce père de famille visiblement très angoissé par l'enfer qu'il vit avec sa famille.

Un autre citoyen habitant dans la zone, nous raconta que les enfants naissent avec des difficultés respiratoires et les vieillards se plaignent de suffocation due à ces fumées émises régulièrement par les ordures en combustion.

En outre, lesdits citoyens souffrent d'un autre problème de pollution et non des moindres. En effet, les habitations précitées sont traversées par une rivière extrêmement polluée par les eaux et les déchets qui proviennent de l'abattoir situé à quelques encablures plus haut. “La rivière prend parfois une couleur rougeâtre tellement elle est saturée de sang provenant de l'abattoir”, s'effare ce citoyen et d'ajouter sur un ton ironique “on se croirait presque dans un film d'horreur”. Et pourtant ces citoyens affirment s'être plaints à la mairie d'Azazga il y'a de cela une année et demi et sont même allés jusqu'à bloquer la route de camions qui déversent des tonnes d'ordures dans les décharges sans qu'aucune suite ne soit donnée à leur doléance, et ce malgré les promesses solennelles du maire d'Azazga pour mettre fin à leur calvaire.
“Il nous a promis de transférer la décharge loin de nos habitations et de canaliser la rivière polluée en installant un réseau d'évacuation”, affirme ce citoyen sous un air désabusé.
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Posté par diam'H le 09/02/2007 à 00:09:41 (id:71552)
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